dimanche 15 juin 2008

Out of order

Tout et rien en 20 jours passés. Le toujours trop-plein de la vacuité existentielle, la course à la montre, les coups de frein devant les évènements de la vie. Les prières quand il n'y a plus que ça à faire. Et puis la fin, soudaine et inéluctable.

Mais commençons par le commencement, si tant est que ma mémoire défaillante me laisse accéder à quelques bribes de souvenirs succincts et hiérarchisés dans le temps. Et remettons les choses dans leur contexte : c'est la fin de l'année scolaire, comme beaucoup d'étudiants je suis en plein dans les rattrapages, et comme beaucoup d'étudiants encore la procrastination me poursuit. Il va sans dire que je l'accueille à bras grand ouverts. Il faut dire aussi que l'on m'avait trompée quant à ce que je pouvais espérer de mes résultats de second semestre, censés me sauver la mise à condition que ma moyenne annuelle atteigne le 10. Mais que nenni, point de compensation possible en première année de Master. Me voilà donc obligée de repasser 3 matières dont une particulièrement imbuvable sur le thème de la "productivité technique", et comportant des mots barbares tels que " phylactique" ou "orectique", mots absents de tout dictionnaire. Passons.

Du coup, pour fuir ces révisions assez infructueuses et profondément barbantes, je lis (mon premier Lovecraft,
La couleur tombée du ciel, moyennement apprécié, et mon premier Chuck Palahniuk, Monstres Invisibles, beaucoup plus stimulant, puis un deuxième Palahniuk, Choke, dont l'intro est des plus alléchantes). Je dessine aussi, en vue d'une expo collective (Dance before Dishonor, au bar Les enfants Terribles, la Rochelle) à laquelle on m'a proposé de participer et pour laquelle il faut envoyer les œuvres autour du 20, date de mon sus-mentionné examen. C'est une excuse en or pour ne pas ouvrir le classeur de cours, d'autant plus qu'un dessin me prend largement deux jours entiers ! Je me suis mise au découpage, je remplis mon appartement de piles de choses que je déplace, fouille, réorganise sans cesse...

Pendant les quelques jours de passage (5 tout de même) de mon cher et tendre, je n'ai pas eu à chercher bien loin des excuses pour ne pas travailler, trouvant toujours plus utile de faire à manger ou de sortir promener le chien en couple. Chien qui d'ailleurs, par une malheureuse conjoncture d'événements a tristement fini ses jours avant hier dans la nuit, suite à l'absorption d'un carré vip à barbecue. D'où les prières. D'où la fin inéluctable.

Mon excuse du jour, c'est que j'ai pris froid hier à une soirée barbecue, et me suis réveillée avec un violent mal de tête après avoir rêvé que j'étais dans Silent Hill avec Dita Von Teese, et qu'il me fallait affronter le boss du niveau : Mariah Carey.

De toute évidence, je suis très perturbée en ce moment.

2 commentaires:

Unknown a dit…

nice blog

I wish good luck to you
Come to my blog

Projections sur salinger a dit…

Que lis-je ? Comment ? Quoi ? Je me laissais bercer par ta prose, la tête encore embuée de miaou en choeur (ma chorale de chatons récemment exposés) ainsi que de résidus divers de week ends quand j'en viens au chien... Il est mort ? Est-ce de la suite de son état groggy du jour d'anniversaire ou sans aucun rapport ? Mince, je n'en reviens pas !